Pourquoi les sites pirates sont nécessaires ?

Netflix, Amazon Prime, Canal + semblaient avoir réussi à contrer le piratage.

Du moins pour un temps.

Te souviens-tu de l’aire où tout le monde piratait ?

Où tout le monde utilisait du peer-to-peer ?

Ou du torrent

Ou du direct download

Ou du streaming à la fin de l’âge d’or du piratage ?

Et des arguments qui défendaient le piratage ?

Ou plutôt du plus gros : On ne paye pas, parce qu’il n’y a aucune alternative légale qui soit intéressante.

On nous avait bien proposé la VOD, mais ça revenait encore trop cher de louer chaque film ou série que l’on voulait voir.

Alors le piratage a continué.

On voulait un service simple et pas cher qui nous permettait d’accéder à la culture.

Il y a eu l’industrie du cinéma et les gouvernements qui ont décidé de faire de la répression en fermant des sites pirates.

Ou en dissuadant les consommateurs en disant que c’était vraiment pas bien de pirater et que tu allais faire crever tout le monde.

Bon. Ça n’a pas marché.

Alors il y a eu les gens du business qui sont arrivés.

Eux se sont dits « tient il y a un marché »

Et boum Netflix est arrivé. (en réalité Netflix proposait déjà de la location de DVD, ils se sont juste adaptés)

Nous on s’est dit « ok, cool, une alternative au piratage qui a l’air intéressante ».

Bon la loi de la chronologie des médias fait chier en France parce que les films les plus récents datent d’il y a deux ans.

Et puis on ne peut pas accéder à son compte dès qu’on passe la frontière française.

Mais bon, dans le lot on se dit que c’est une bonne évolution. Améliorable certes.

Et puis Boum apparaît Amazon Prime. « Cool de la concurrence »

Et OCS

Et Canal +

Et Hulu

Et HBO

Et Disney

Et bientôt NBC Universal

Etc…

Évidemment, chaque chaîne de télévision ou production veut garder ses productions pour son service de streaming.

Disney ne veut pas que ses productions soient sur Netflix. Tu dois t’abonner à leur service pour y accéder.

Amazon Prime ne veut pas que ses productions soient sur Netflix. Tu dois t’abonner à leur service pour y accéder. …

Et comme ils lancent tous un par un leurs services de streaming…

Tu dois t’abonner à 10 services différents pour pouvoir profiter de toute la culture dont tu voudrais profiter.

Et c’est encore plus embêtant quand tu dois t’abonner à un autre service pour pouvoir profiter de la suite de ta série. Comme c’est arrivé avec The Walking Dead qui était diffusé sur Netflix, mais dont la suite Fear The Walking Dead était uniquement diffusée sur Hulu, à cause d’un contrat passé avec AMC.

Game Over. Retour à la case départ.

Tu dois à nouveau lâcher une tune dingue pour pouvoir profiter des films et séries dont tu as envie.

Du coup, de plus en plus de gens se remettent à pirater. (c’est une opinion, je n’ai aucun chiffre à donner)

D’ailleurs où étaient les sites Pirates pendant les heures de gloire des services de streaming ?

Toujours là.

Certains meurent

Mais le catalogue finit toujours par se retrouver d’un site à l’autre. Certains naissent.

Ils étaient toujours là, en ligne, en fond.

Comme de vieilles librairies dont tout le monde à oublié l’existence, mais qui regorgent encore de leurs richesses.
Des librairies qui résistent au temps.

Et à l’agitation de notre société.

Ces librairies pirate proposent une culture non altérée.

Là où Netflix met en avant ses propres productions parce que ça lui coûte moins cher.

(si tu regardes un film qui n’appartient pas à Netflix, il doit payer des droits d’auteur. Si le film a été créé par Netflix il n’a pas de droit à payer puisque le film lui appartient) En prolongeant, on peut vite imaginer Netflix qui ne propose plus que ses propres productions.

Ce qui reviendrait à présenter à un grand nombre de personnes une culture qui n’est pas représentative de la totalité de la culture disponible.

D’autant plus qu’une chaîne télé ou une production peut décider de retirer du catalogue de Netflix un de ses films ou une de ses séries.

Et si on rajoute à ça qu’on ne peux pas accéder à certains films ou certaines séries en fonction du pays où tu te trouves, à cause des droits d’auteur…

On se rend compte que le catalogue proposé est encore plus tronqué.

Et ça crée encore plus de problèmes d’accessibilité à la totalité de la culture.

Les libraires pirate ne s’embarrassant pas des copyrights et droits d’auteurs, il n’y a pas ce problème.

Tout ce qui est disponible peut être disponible dans les librairies pirates.

Elles ont le rôle de sauvegarde de la culture.

Une sauvegarde qui survit au temps.

Alors oui, on peut avoir le droit de faire du business avec la culture.

On peut même avoir le droit de proposer un catalogue tronqué de la culture.

Mais on n’a pas le droit de nous interdire d’accéder à la totalité de la culture.

Voilà pourquoi les sites pirates sont nécessaires.

  • Pour une culture non altérée. (Pas de recommandation en fonction de ce que coûte le film au site)
  • Pour une culture sauvegardée dans le temps. (Pas de production qui disparaît du jour au lendemain)
  • Pour une culture non restrictive. (Pas de blocage géographique en fonction des droits d’auteur)
  • Pour une culture accessible à tous. (Même pour ceux qui n’ont pas les moyens financiers d’y accéder)

 

(et du côté de la musique et des livres, c’est pas tout rose non plus) (surtout quand on s’aperçoit que Spotify est en train de discrètement devenir une machine publicitaire surpuissante)

Orel.  

 


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9 réponses

  1. Totalement d’accord,

    J’utilisais depuis quelques temps que Netflix et Amazon Prime Vidéo, il était devenu rare que je télécharges illégalement.
    Depuis un certain temps, je vois les séries et films disparaitre de ces plateformes, et j’ai donc relancer ma seedbox, je garde toujours Netflix et Prime Video, mais retélécharge illégalement plus souvent.

    Autrement Messieurs les producteurs, revoyez vos méthodes de calcul des pertes liés au piratage, la plupart des personnes n’auraient pas acheté votre média s’ils ne l’avaient piraté, 1000000 de piratage ne veut pas dire 1000000 de vente perdu.

    1. J’aimerais tellement que la mentalité de ces industries change.

      Mais, à moins d’avoir des pirates qui soient dans les rangs, il y a peu de chance que ça arrive 🙁 Ou alors je ne vois pas encore comment…

  2. Je suis tout à fait d’accord. J’ajouterais que le piratage permet aussi de garder le prix de la SVoD assez bas.
    A noter que je diverge quand même sur le problèmes de plateformes multiples. C’est un désagrément mais pas vraiment un problème. Netflix n’a pas tous les films ni toutes les séries, c’est un fait. Mais s’il y a plusieurs bonnes offres concurrentes et sans engagement, rien n’empêche de butiner d’une plateforme à l’autre d’un mois à l’autre. Ce mois ci, je vais regarder The Punisher sur Netflix, et pourquoi pas Mr Robot sur Amazon Prime le mois prochain. Le seul vrai soucis est l’indisponibilité temporaire ou permanente de contenus, qui reste vrai avec une seule plateforme.
    Lors du transfert des droits d’une série d’une plateforme à une autre. Lorsque The Expanse a été transféré de Netflix à Amazon Prime, il s’est retrouvé indisponible pendant plusieurs mois. Le piratage était devenu la seule solution pour que l’œuvre soit disponible.
    Les droits peuvent aussi n’avoir été achetés en intégralité par personne. J’adore la série Adventure Time, qui est passée en partie sur des chaînes françaises (5 saisons sur 10). En ligne, seules 2 saisons sont disponibles et en DVD, seule une saison. Il y a donc 80% de l’œuvre qui est indisponible légalement. Ren & Stimpy, diffusé sur la télévision français et québecoise est totalement indisponible en français.

    1. C’est clair les droits sont une vraie plaie. En plus, quand quelqu’un détient les droits de l’œuvre, il peut en faire ce qu’il veut, même des choses avec lesquelles le créateur n’est pas d’accord.
      Du genre, un artiste serait d’accord qu’on utilise sa musique pour illustrer une vidéo YouTube, mais comme c’est la maison de disques qui détient les droits, elle va strike tous ceux qui font ça.
      Tu vends vraiment l’intégralité de ton œuvre, c’est un système ou le créateur perd complètement le contrôle sur son œuvre et ça n’a jamais fait aucun sens pour moi.

      Pour les plateformes multiples, le problème c’est que tout le monde n’a pas les moyens financiers de s’abonner à toutes les plateformes. Donc pour moi ça reste un problème.
      Ce sont des fichiers numériques, on a la possibilité de les rendre accessibles à des personnes qui ne nous donnent pas d’argent, sans que ça coûte quelque chose, alors c’est dommage de ne pas le faire.

      Merci pour tous tes exemples (que je ne connaissais pas), ça montre bien le problème 🙂

  3. Ouais, c’est un peu le farwest en ce moment sur les services SVOD.
    J’ai un abo netflix, et pour le reste, ben, je me débrouille 🙂

    Je pense que dans quelques temps (années ?) tout ça va se rationaliser, des plateformes vont fermer et/ou être rachetées, et qu’au final il ne restera plus que quelques plateformes, peut-être spécialisées suivant des thématiques (séries, films, documentaires…).

    Bref, pour le moment, il faut attendre et voir comment tout ce bordel évolue et comment le marché réagit

    1. Ouai, je sais pas trop comment ça peu évoluer.

      En tout cas, il faut qu’il reste des sites pirates ! (je suis pas sûr qu’ils ont envie d’aller dans cette direction par contre eux ^^)

  4. Moi c’est même pire, il m’est déjà arrivé de pirater un épisode disponible sur une plateforme de VOD à laquelle j’étais abonné pour la voir dans de bonne condition.

    J’étais monté à 5 (Netflix, Wakanim, ADN, Crunchyroll, AmazonPrime), je suis redescendu à 2 et le reste je torrent

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